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DAM Île-de-France : au cœur de la guerre des talents, avec un salaire gelé

À deux pas du plateau de Saclay, nous travaillons au cœur de la région la plus concurrentielle de France pour les ingénieurs, les chercheurs et les techniciens. Ici, la guerre des compétences ne se prépare pas : elle a déjà lieu, sous nos fenêtres.

La CFE-CGC SICTAM le dit sans détour : avec une grille gelée, le CEA perdra ce combat.

Un centre de pointe… dans la vitrine de nos concurrents

Bruyères-le-Châtel, c’est le Très Grand Centre de calcul du CEA, la surveillance des risques nationaux et l’appui technique aux traités internationaux. Des compétences rares, formées pendant des années.

Mais autour de nous, sur le plateau de Saclay et dans toute l’Île-de-France, les grands groupes de la défense, de l’énergie et du numérique, les start-up et les laboratoires recrutent exactement les mêmes profils : calcul haute performance, cybersécurité, data, électronique, génie civil. L’Île-de-France capte à elle seule 14 milliards d’euros du budget de la défense. Nos ingénieurs et nos techniciens n’ont qu’à traverser la route pour se voir proposer mieux.

Vivre en Île-de-France avec un point gelé : la double peine

Ici, le problème n’est pas l’isolement. C’est le coût de la vie et la pression permanente de la concurrence.

  • Se loger : même en Essonne, autour de Saclay, il faut compter près de 3 900 €/m² pour un appartement. Avec un salaire bloqué depuis seize ans, devenir propriétaire près du centre est un parcours du combattant.
  • Se déplacer : les trajets franciliens grignotent le temps et le budget de chacun, et le télétravail reste limité par nos activités.
  • Résister aux sirènes : un jeune ingénieur formé chez nous au calcul intensif ou à la cybersécurité est une cible pour tout le marché. On ne le retiendra pas avec la seule fierté de la mission.

Nos exigences : place aux actes !

Les discours sur l’excellence de nos équipes, nous les connaissons par cœur. Le 24 juin, les tutelles nous ont dit non. Nous ne lâcherons rien.

  1. Dégel immédiat du point ! Rebasage pour tous, avec un point porté à 7 €. C’est la condition numéro un pour rester dans la course face au marché francilien.
  2. La prime défense : oui. Un cache-misère : non ! Nos contraintes de site de la dissuasion sont réelles et doivent être reconnues. Mais cette prime ne doit jamais servir de solde de tout compte pour une grille en perte de vitesse.
  3. Des mesures adaptées au coût de la vie francilienne : aide au logement, prise en charge des transports (à préciser par la section).
  4. Garder nos experts : une filière expertise reconnue et rémunérée à égalité avec le management.

Contact : Alexandre Hoflack – alexandre.hoflack@cea.fr